• Lettre septième

    07.01.2015

    Cela fait longtemps que je ne t'ai pas parlé. Je pense sans cesse et toujours à toi, cependant.

    J'ai mal pour toi, tu sais. Parce que je sais que tu es un garçon qui réfléchit, et chaque jour je pense à ton choix. Aux questions que tu as dû te poser avant. Et la douleur de choisir la solution que tu as décidée.

    Presque huit mois de ton absence. J'ai mal. La douleur ne s'estompe pas, mais ton souvenir, si. J'ai peur d'être cruelle par ma possessivité, mais surtout par ma mémoire.

    Hier, pour raviver la flamme, j'ai écouté les chansons que tu aimais. The Cranberries, ''Zombie''. Radiohead, ''No Surprises''. Les mélodies me semblent différentes, les émotions le sont. Cette sensation de sentiments qui se bousculent dans le cœur, et, les larmes aux bord des yeux sans réussir à les faire couler, de ne pas savoir comment les évacuer… Un quotidien aujourd'hui. Chaque mot, chaque son me rappelle quelque chose de toi. Chaque mot qui me fera un peu plus brûler de l'intérieur.

     

    Tu sais, je reprends un peu espoir tout de même. Lorsque tu es parti, je me suis dit « Je ne supporterai pas un mois sans lui. Je dois le rejoindre. Je ne veux pas rester seule. » J'ai survécu un mois, puis deux, puis cinq, puis aujourd'hui, presque huit. Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis fière de moi, mais je réussis à avancer.

    Tu ne peux pas savoir ce que représente une absence aussi intense que la tienne, elle me fatigue mais j'apprends à l'apprivoiser pour qu'elle ne m'empêche pas de vivre tant bien que mal. J'ai tout gardé de toi pour te prouver mon amour amical persistant… Ta guitare surtout, à laquelle je n'ai pas touché de peur « d'enlever les marques que tu y as laissées ». Ton collier dauphin, avec lequel je vis jour et nuit. Et parce que les choses matérielles ont autant d'importance que les autres, j'ai surtout gardé le surnom que tu m'as attribué, et jamais je ne le lâcherai. Il n'y a que moi qui l'utilise, et ce sera éternellement comme cela. Je te le promets.

     

    « We are one and the same ». On se définissait par cette citation de Starset, aujourd'hui, « Asylia and nobody else » me convient. Parce que j'ai compris que tu n'étais plus là physiquement. Parce qu'un souvenir ne suffit plus à combler ce vide que je ressens. Parce que personne ne te remplacera, Alex. Personne.

     

    Lettre septième


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