• Lettre cinquième

    11.11.15

    Aujourd'hui six mois. Je ne sais pas si je me remets vraiment de ton absence, ou si je m'habitue juste à la douleur.
    Qu'est ce que je pourrais bien penser ?
    Que tu es toujours là, que tu dois rester, ou que te laisser vraiment partir serait une bonne idée pour me vider et me calmer un peu ?
    Alex, sache que je t'aime et que tu me manques, où que tu sois. Je ne t'oublie pas, et ceci même si je te laisse un peu plus de liberté dans mon esprit...
    C'est la Mort qui m'a tellement éloignée d'un passé que je ne saurai jamais rattraper. Excuse-moi... J'ai mis tout mon courage à réussir à tenir le coup dans l'Absence jusqu'ici. Je tenais à notre amitié et tout s'est évadé d'un coup, j'avais encore des choses à partager avec toi, mais tout ça m'est aujourd'hui impossible.
    Alors je laisse vagabonder mes pensées, mes espoirs que tu reviennes, que tu me serres dans tes bras comme avant, comme dans le temps. Je n'arrive pas à me détacher de toi et je m'en veux, j'aimerais que tu puisses reposer en paix comme tu le souhaites, sans te sentir retenu par mon esprit possessif. Aujourd'hui, six mois et je dois essayer de faire un point clair sur la situation, sans réellement y parvenir. Chacune de mes décisions me semble erronée, injustifiée, trop douloureuse. Que faire ?

    J'écris un peu cette lettre sans penser, sans savoir, en regardant juste les mots se former sous mes doigts, j'ai besoin de t'écrire, cela me fait du bien. Je n'oublie pas, je n'oublie rien, je n'oublie jamais, et surtout pas toi. Je sais que tu veilles sur moi et que toi aussi tu seras toujours là, mais que tu ne sais pas non plus combien de temps mettra ma blessure pour se refermer.
    Je ne t'en veux plus, Alex. Je suis dans un déni un peu flou et je n'arrive pas à en sortir...
    Tu étais un peu mon tout, et je n'oublierai pas l'image qui me reste de toi, notre rencontre, nos sorties, notre rapprochement, notre amitié, notre inséparabilité... Tu étais ma lumière, sans toi je vis dans le noir. Aujourd'hui, je commence à voir le bout du tunnel. Ou est-ce une simple illusion ?
    J'aurai beau vivre dans l'ombre, mon cœur battra toujours un peu pour toi. Et jamais je ne cesserai de penser à ça.

    Je m'excuse de la brève longueur de cette lettre, j'ai tellement de choses à te dire mais tellement peur de me répéter... Du 11 mai au 11 novembre, je n'ai fait que de t'écrire les mêmes mots pratiquement tous les jours, en me promettant que si j'étais toujours capable de le faire le jour des six mois de ta disparition, j'écrirais la lettre la plus belle possible. Je n'ai pas vraiment atteint mon but je crois, mais ces mots viennent du coeur, du plus profond de mon coeur, et j'espère sincèrement qu'ils te touchent.
    Alex, je le redis, je ne t'en veux plus (peut être que je ne t'en ai jamais voulu, d'ailleurs ?), je t'aime, je pense à toi, et je suis désolée que ma possessivité t'empêche de prendre ton réel envol.

    De là où je suis je t'aime comme au premier jour, et j'espère que tu ressens toujours les émotions. Ta Asylia ne t'a pas oublié et ne t'oubliera jamais ; sache-le et ceci même malgré mes humeurs décadentes.

    Je t'aime Alex.

     

    Lettre cinquième


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :